Ces années passées à regarder de mauvais vidéo-clips à la télévision ont donné à Eric Chilk des escarres et une vue défaillante, mais il ne regrette rien : "j’ai voulu aider la science, participer à créer un monde meilleur".
Photo : SoA
Augmenter le volume de la poitrine sans chirurgie
Certains genres musicaux agiraient comme des perturbateurs endocriniens
La musique RnB et le Hard Rock font croître la poitrine dans des proportions anormales, c’est le constat étonnant, "groundbreaking" comme disent les anglo-saxons, qu’a fait un chercheur américain, Eric Z. Chilk, qui travaille à quelques dizaines de miles seulement du campus de Carnegie Mellon mais qui préfère malgré tout rester indépendant de l’université : « Passer mes journées à produire des rapports afin de décrocher des bourses de recherche et autres prix d’excellence, très peu pour moi, je préfère le travail de recherche à la production de paperasse ! »
Il faut dire que les travaux de Chilk ne sont pas très orthodoxes puisqu’il mène l’essentiel de ses recherches... depuis son canapé, simplement assis devant un téléviseur. En effet, muni d’un simple carnet à spirales, d’un stylo, d’un plateau repas et d’une télécommande, il note méthodiquement tout ce qui lui semble signifiant. Et des découvertes, en plus de cinq ans d’immobilité presque totale, il en a fait !
...Des anatomies qui diffèrent selon le genre musical préféré...
En observant attentivement les programmes musicaux, notamment les émissions diffusant des vidéo-clips, Erik Chilk a eu une intuition : et si certains registres musicaux influaient sur la morphologie de leurs auditeurs ?
« Une telle idée semble étonnante, contre-intuitive, et pourtant, si l’on regarde bien les musiciens et leur public, on perçoit des différences morphologiques que l’âge ou la mode ne suffisent pas à expliquer ».
Il remarque notamment que certaines musiques font pousser les seins. « C’est le cas de la musique RnB et du Hard-Rock », observe-t-il. Or le RnB et le Hard-Rock sont deux genres musicaux extrêmement différents, qui touchent des milieux sociologiques distincts et qui ont une histoire distincte. Comment expliquer ce paradoxe ? « Justement, c’est ce point précis qui m’a permis de bâtir toute ma théorie !... » explique le chercheur avec un enthousiasme communicatif « ...car il y a une différence importante : dans le cas du RnB, ce sont les femmes dont le volume de la poitrine augmente, tandis que dans le cas du Hard-Rock, ce sont les hommes dont la poitrine prend du volume. »
Effectivement, une fois validée par l’observation, la conclusion d’Eric Chilk semble une évidence. Sans qu’on puisse en détailler le mécanisme précis, les différents genres musicaux agissent sur leurs auditeurs comme des hormones et expliquent la maigreur anormale des amateurs de musiques électroniques, la pilosité inhabituelle des auditeurs de disco, l’agressivité des défenseurs de nouvelle chanson française ou encore la calvitie précoce de ceux qui ont appartenu, même pendant quelques mois seulement, au mouvement "Tektonik".
Ces recherches ouvrent de nouvelles perspectives commerciales à l’industrie musicale, ce dont personne ne se plaindra. Pour une fois, les tests sur des cobayes humains n’auront pas à être autorisés par la Food & Drugs Administrations ou discrètement réalisés en Corée du Nord, puisqu’ils sont déjà faits.

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Jenny L. Voight
Spécialiste des souris